La haine ne saurait avoir l’excuse de l’humour….

Je me suis souvent demander pourquoi les gens ont ce besoin de vouloir rire de tout ? La vraie question que je me pose, est la suivante,

« Est ce que l’on peut rire de tout ? »

Il y a quelques jours j’ai lu un échange entre deux protagoniste qui débiter* (gros débat plein de blabla)* sur le fond et la forme de « L’humour et le Handicap » … J’ai été surpris de constater que selon un des deux protagonistes l’on peut rire de tout sous réserve de ne pas vouloir blesser intentionnellement……. La question que je me suis posé par la suite et la suivante:

Comment faire pour se permettre de faire de l’humour sans pour autant blesser une personne….?????

Il y a des situations, ou balancer une blague sans connaître le contexte dans lequel se trouve celui qui l’écoute peut être blessant ou pire insultant. Je me suis souvent retrouver dans le cas de figure, et encore aujourd’hui ou je prends au premier degré ce que l’on me dit….

On me dit que je ne sais pas rire, que je n’ai pas d’humour, que je ne comprends rien aux subtilités du langage, que je ne suis pas assez intelligent pour comprendre….. Et j’en passe pas mal de remarques que l’on m’a faite.

Est-ce que, parce que j’ai cette capacité à prendre tout au premier degré, cela fait de moi « un con », « un idiot », « un abruti », « un autiste »….. Oui celle-là j’y ai aussi eu droit…. « Même si dans le fond, j’en suis un ». Et ce n’est pas péjoratif quand je le dit.

Bref…….

J’ai grandi avec des valeurs qui me sont propres, des valeurs ou le respect et la tolérance sont de mise. Des valeurs qui font que je me bats contre le racisme et toutes formes de discrimination. Des valeurs qui font que la moquerie même sous « le bouclier de l’humour » me font grincer des dents.

Je me suis permis de prendre cette phrase sur le site de « http://thandiquoi.superforum.fr » que je trouve juste en mon sens, et qui ma renvoyer un écho que j’apprécie.

–    « Parce que l’humour est une forme de l’expression. Une forme parmi d’autres. Humour ou pas, le message est transmis, l’acte de dire existe, ce qui est dit est dit. L’humour n’enlève rien au contenu du message. Une blague antisémite reste antisémite, une blague anti-belges reste anti-belges, une blague homophobe reste homophobe, une blague sexiste reste sexiste, une blague raciste reste une blague raciste.

Répliqué « t’as pas d’humour » est souvent un faux diagnostic, qui a l’inconvénient d’esquiver toute réflexion sur le contenu de la blague incriminée. »

Et aussi cette autre phrase que j’ai trouvé sur la radio « France Culture » et dont je pose le lien ici, car le discours et à mon humble avis très juste

« http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-edwy-plenel-la-haine-ne-saurait-avoir-l-excuse-de-l-humour-2015-01-22 »

–     « On ne fonde, on ne refonde aucune culture sur la dérision et la dérision et le sarcasme et l’injure sont des barbaries. Ils sont même des barbarismes. On ne fonde, on ne refonde, on ne restaure, on ne restitue rien sur la dérision. »

Pourquoi, aujourd’hui j’écris ces quelques lignes… Peut-être parce qu’aujourd’hui, je n’ai pas défendu à juste titre les valeurs de ma compagne, enfin d’après moi. Peut-être qu’au travers de cet écris, je me rappelle que ce n’est pas parce que, je souhaite aujourd’hui plus que tout chercher à m’intégrer à une société dite « normale », je dois accepter de m’effacer et d’oublier mes principes et mes valeurs…

Aujourd’hui, j’ai appris une leçon, une leçon de la vie qui me fait comprendre que, ce n’est pas sous réserve de vouloir sincèrement me faire intégrer dans une société que je dois accepter forcément des valeurs ou des principes qui sont de bon ton.

J’aurais au moins appris une chose, les valeurs que nous voulons défendre et que nous voulons inculquer à nos enfants, ces valeurs de respect, d’amour et de tolérances ne doivent en aucun cas se perdre pour une quelconque acceptation auprès d’un groupe, communauté ou société.

Je reprendrais simplement cette phrase qui résonne en moi, de plus en plus fort :

“Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade.”

―Jiddu Krishnamurti